Savoir comment nous fonctionnons, quels sont nos besoins et quel est l’environnement propice à la libération de notre potentiel, cela est la base pour entamer toute reconversion ou envisager tout changement de fonction.

Croire que tout un chacun peut exercer de façon épanouissante partout, c’est illusoire. Pour certaines personnes, amorcer un changement professionnel sans faire le point sur les besoins, c’est probablement aller vers la suradaptation. Il y a autant de besoins que de profils ; là où certains se sentent mieux dans une fonction où les tâches sont stables et bien maitrisées, d’autres peuvent avoir besoin de projets diversifiés, de continuer à apprendre, d’une atmosphère particulièrement bienveillante laissant place à l’autonomie, ou encore de latitude pour développer de nouvelles idées ou proposer des solutions innovantes… C’est ainsi qu’ils libéreront tout leur potentiel. Si bon nombre des collaborateurs sont plus souples, adaptatifs, moins perméables à l’environnement et capables de s’accomplir dans bien des structures, cela n’est pas pour autant le cas pour tous.

Pour certains profils, mettre un CV à jour et foncer vers les offres d’emploi, c’est peut-être quelque part perpétuer le risque de mobilité professionnelle, courir à la frustration à court ou moyen terme. Un simple lien entre « compétences » et « emplois correspondants » est beaucoup trop simpliste. C’est de la remise à l’emploi, pas de l’accomplissement. Les deux sont légitimes selon l’urgence de la situation dans laquelle nous nous trouvons dans notre parcours de vie. Mais si changer est un choix, si retrouver une autre fonction n’est pas si urgent, prenons le temps de creuser au-delà de la « simple » correspondance « compétences/CV – métier/offre d’emploi ».

Ce n’est pas parce que l’on a une licence en communication qu’on sera épanoui dans n’importe quelle agence. Ce n’est pas parce qu’on est ingénieur que chaque service de R&D nous permettra de nous y épanouir. On peut avoir une grande conscience professionnelle, être investi dans son travail, bien concentré sur la tâche en cours et « se bloquer » dans un open-space. On peut remplir sa mission avec un haut niveau d’excellence, répondre aux résultats attendus, et pourtant être allergique au middle management trop contrôlant. On peut être un très bon leader d’équipe dans un nouveau secteur d’activités. On n’est pas forcément bon manager ou bien dans ce rôle « parce qu’on a fait le job avant ». Nous pouvons donc facilement être au mauvais endroit sans bien nous connaitre et donc sans connaitre nos besoins et exploiter tous nos atouts. Nous pouvons avoir une expertise dans un domaine et ne pas libérer ce talent partout. 

Savoir qui nous sommes = connaitre nos besoins = mieux orienter notre vie.

« Savoir qui on est est un préalable incontournable pour comprendre ce que l’on devient. C’est la base de la construction de soi » (Jeanne Siaud-Facchin).

Alors, par où commencer ?

La première question à se poser est sans doute celle-ci : Qui suis-je ? Est-ce que j’ai récemment fait le point sur mes forces, et mes moteurs, mon mode de fonctionnement ?

Avant de vous engager dans quelconque nouveau job ou fonction, vous pouvez :

  • Vous assurer de bien avoir identifié ce qui est bon pour vous (indépendamment des avantages matériels ; les « revendications salariales » ne sont d’ailleurs pas l’objet de cet article)
  • Vous assurer que cet environnement et cette fonction soient en accord avec vos besoins et vos valeurs
  • Vous renseigner sur la culture de l’entreprise (voire tester quelques jours par vous-même ?)
  • Vous assurer que vous pourrez grandir là-bas, si vous avez besoin d’apprendre régulièrement
  • Vous faire accompagner si besoin (assessment, coaching…).

Une recherche d’équilibre… pour chaque partie !

Pour certains profils, se réorienter, changer de fonction ou de lieu de travail ne peut être épanouissant à long terme que si ces conditions sont, au moins en partie, réunies. Il est toutefois important de souligner qu’il ne s’agit pas d’arriver avec un sac plein d’exigences face à un futur employeur (cela ne serait pas congruent avec l’attitude bienveillante que l’on attend, justement…). Lui aussi a des besoins, des objectifs, et beaucoup d’autres collaborateurs qu’il apprend à connaitre, pour lesquels il investit dans le bien-être au travail. Il ne s’agit certainement pas ici de développer une posture de revendication. Et nous savons tous qu’un objectif doit être réaliste… Tous les besoins ne seront pas satisfaits à 100%. La perfection n’existe pas (en nous non plus !), le cadre et les règles, eux, existent (et sont nécessaires) dans toute structure. L’idée première ici est, en ayant conscience que l’idéal absolu est illusoire, de tenter de nous rapprocher le plus possible de l’environnement adéquat.

💡 Si cet article vous a inspiré et que vous souhaitez partager votre expérience, entendons-nous.
Share this Post